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L' EGLISE DE CAPESTERRE BELLE EAU Il faut remonter à 1636 pour trouver trace de la première chapelle dédiée à Saint Hyacinthe( Saint Dominicain) et trois ans plus tard arrive le premier curé. En 1640, elle est déplacée. De 1642 à 1647, le Père Dutertre est curé de Capesterre, et durant cette période, un couvent est édifié. En 1696, le Père Labat donne à l'église la description suivante : il s'agit d'un édifice en maçonnerie de 120 pieds de long sur 30 de large : deux chapelles forment la croisée et une tour carré sert de clocher : le toit est recouvert d'ardoises. Le tremblement de terre de 1843 détruit l'église qui est reconstruit sept ans plus tard. Un nouveau tremblement de terre en 1851 sonne la disparition de l'édifice. En 1853, on rebatit sur un plan en forme de croix latine. Sa longueur est de 25m, sa largeur de 10m et sa hauteur de 9,80m. Finallement, après tant de déboires, tous s'accordent à dire qu'il s'agit de la plus belle église de la colonie. Le cyclone de 1928 emporte la toiture, et en 1929, rien n'a été fait pour le restaurer. En 1944, on projette de l'agrandir en abatant les murs latéraux pour les aligner sur ceux des chapelles. L'église perd sa forme de croix latine et adopte un plan plus rectangulaire. La façade s'ornemente de cinq portes désormais. Quelques années plus tard, l'histoire se répète, et on parle encore de travaux. De nos jours, en 2004, elle est "encore" en réparation; une réparation qui dure depuis prés de deux ans, et qui devrait prendre fin dans le courant de l'année. Malgrés les transformations apportées pour l'agrandir, l'église conserve toujours, vue de l'extérieur, sa structure principale en forme de croix latine plus hautes que les collatéraux rapportés. Son plan rectangulaire terminé par l'abside pourrait faire penser à une basilitique de style néo-classique. Elle respecte les lois traditionnelles et symboliques observées par un socle et espace de transition entre l'extérieur et l'intérieur grâce au parvis. Vue coté mairie, elle témoigne bien de son histoire et se présente comme un édifice assez élégant. D'autres images: http://palmedor.monsite.wanadoo.fr
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| l'Eglise de Capesterre Belle Eau |
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LE TEMPLE DE CHANGY Aprés la guerre de 1935-1945, un temple a été construit à Changy, à 4 kilomètre du bourg de Capesterre, en l'honneur de la déesse MALIENMEN. Ce temple était une modeste batisse ou fut transportée(à plusieurs reprise dit-on), la première pierre noire qui se trouvait à MADELEINE. On assure que cette pierre fut retrouvée à chaque fois sur le lieu ou elle avait été implantée à l'origine, sans qu'on sût comment elle s'était retrouvée là. Mr TAMBY, aurait été engloutie par la mer qui avait envahi progressivement les lieux. Le culte indien aurait en effet été introduit pour la première fois à Capesterre, par un indien, Mr TAMBY. Il serait arrivé de l'Inde dans la deuxième moitié du XIXeme siècle avec une pierre, une sorte de MENHIR, représentant la déesse MALIENMEN. Cette pierre serait noire comme la déesse que vénérait le peuple noir TAMOUL. Cette pierre raconte t-on, avait été placée à MADELEINE dans la zone dite GRAND BASSIN non loin de la mer, dans un grand espace herbeux. Mr TAMBY entretenait les lieux ou se déroulaient le culte, les cérémonies, le rituel. Ces cérémonies avaient un caractère purement familial. En 1973-1974, le propriétaire du temple de Changy, à fait venir des architectes de l'Inde pour que le temple soit totalement reconstruit. C'est cette nouvelle constuction que nous voyons actuellement sous les yeux quand nous nous arrêtons à Changy. A l'intérieur du temple se trouve la déesse MALIENMEN dont la représentation est la deuxième pierre qu'on aurait fait venir de l'Inde. Cette pierre est surmontée d'une poupée noire ayant les dimensions d'un enfant de 8 ans. Cette poupée a 7 bras, elle est vêtue et couverte de bijoux. Sur le temple indien sont représentées d'autres divinités comme MADEVILEN, KALIMAI et des dieux secondaires. Il existe plusieurs hypothèses concernant les origines de la déesse. Une de ces hypothèses veut que MALIENMEN soit la représentation d'une femme appelée MINATCHY, qui aurait répandu en Inde des actions bienfaitrices. En Inde du Sud, elle aurait été une divinité mineure; ce sont les indiens de Guadeloupe qui en auraient fait une divinité supérieur. D'aprés d'autres hypothèses, MALIENMEN serait la déesse MARYAMAN adorée particulièrement dans l'Inde du Sud. C'est la déesse de la variole qui prétège les localités des épidémies, comme le choléra, la dysentrie, la variole. Troisième hypothèse identifie MALIENMEN à la Sainte Vierge de la religion catholique, naturelle pour beaucoup d'indiens, est emprunt à la religion catholique, de même que l'utilisation fréquente de bougies, l'agenouillement devant les prêtres et les divinités, le signe de croix avant et après la cérémonie, manifestations totalement absentes des religions hindouistes.
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MALIENMEN serait une déesse végétarienne et le sacrifices animaux qui sont faits lors des cérémonies indiennes sont destinés à son gardien MALDEVILIEN. On s'adresse à MALDEVILIEN pour arriver à MALIENMEN. Au moment du sacrifice, on isole la déesse derrière un voile pour qu'elle ne voit pas couler le sang, car elle ne supporte pas la violence. On s'adresse à MALIENMEN pour obtenir une grâce, réussir en affaire ou à un examen,guérir, se marier, avoir un enfant. On lui promet si on a obtenu la grâce demandée, des dons en natures(bijoux, aliment), des sacrifices animaux. La promesse doit être tenue sous peine d'être puni pour son ingratitude. Cette punition dit-on ne viendrait de la déesse, car MALIENMEN n'est pas un dieu vengeur, cette punition serait les retombées d'un engagement non respescté.
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L'USINE MARQUISAT A sa création l'usine de Marquisat était l'unité sucrière la plus réussie de la Guadeloupe, voire de la Caraïbe. L'année 1644 marque le début de la production de sucre en Guadeloupe. La première sucrerie de Guadeloupe fut installée à Capesterre. C'est Houël, seigneur-propriétaire qui eut l'initiative de cette entreprise, rendue possible par le génie en la matière de réfugiés Hollandais, venus du Brésil, en particulier du sieur TREZEL. En 1863, Monsieur LACAZE-POUNCOU, entre en possession de l'habitation Marquisat. Son objectif est de construire une usine exploitant toutes les possibilités de la machine à vapeur. L'entreprise est opérationnelle en 1884. Sa capacité de broyage est de 600 tonnes par jour. Deux voies ferrées sont installées pour assurer le transport de la canne du Carbet et de Sainte-Marie. Les organes de transformation du jus sont disposés sur deux plans. Le batiment qui les abrite(batiment de la fabrication), avec deux étages, était nettement plus bas que la stucture actuelle. Les étapes de transformation du jus étaient les mêmes qu'aujourd'hui, mais réalisées au moyen d'une infrastucture plus archaïque. Les pertes d'énergie étaient considérables et constituaient l'essentiel du bruit de fond de l'usine. Marquisat demeura 29 ans aux mains de la famille LACAZE-PONCOU. En 1892, ne pouvant faire face à leur dettes envers le Crédit Foncier Colonial, ce dernier, aprés saisie devint propriétaire des biens.(il se transforma en Sociéte des Sucreries Coloniales, puis en Compagnie Française de Sucrerie, puis en Sucrerie d'Outre-Mer). En 1946 s'imposa la modernisation de l'usine. Elle avait tourné pendant les années de guerres, sans expédition. Le sucre avait été entreposé dans le hangar voisin de l'ancien stade du Club Sportif Capesterrien, et dans celui de Four à Chaux, et le rhum stocké à Bois-Riant. L'usine a été entièrement rénovée à partir de 1946. Il convenait de la rendre plus performante et tirer le meilleur profit de l'exellente conjoncture d'après guerre. La modernisation s'est effectuée par tranche pendant 5 ans. Les travaux n'étaient réalisés que pendant l'intercampagne, pour ne pas perturber la production à un moment ou la demande métropolitaine en sucre était forte. L'objectif était de permettre le broyage de 1000 tonnes, par jour. Il fut non seulement atteint, mais souvent dépassé par des pointes de 1200 tonnes. Ce résultat doublait le rendement de l'ancienne stucture. Il avait en premier lieu, nécessité l'agrandissement de l'aire d'arrivée et de mise en réserve de la canne. Il avait exigé également le remplacement des moulins datant du siècle précédant par quatre séries de trois moulins. La première série appelée "hache-canne" était une innovation. Elle assurait la fragmentation des tiges; le véritable broyage effectué par les trois séries suivantes gagnait en efficacité.
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La technique de formation du sucre n'a pas été fondamentalement reconsidérée.L'amélioration a porté sur la qualité de l'infrastucture et son organisation spatiale. Avant 1946, l'ensemble des éléments(bacs, chauleurs, évaporateurs, appareils à cuire, grands malaxeurs, turbines) se trouvaient sur deux niveaux. Aprés 1951, ces organes ont été disposés sur quatres plans. Le transport du Vesou aux bacs chauleurs, puis aux évaporateurs était assuré par pompage. L'évaporateurs occupait le quatriême plan( le plus élevé). Pour toutes les opérations suivantes, le transport d'un ensel mble à l'autre, s'effectuait par simple gravité jusqu'au silo. Aprés 1946, est introduit un turboréacteur Bréguet qui réutilisait les vapeurs perdues au-delà des machines. Le bois devenant de moins en moins disponible, le chauffage des chaudières s'effectua à l'aide de la bagasse. Cette nouvelle formule avait permis une production d'énergie électrique telle, que l'usine alimentait la ville de Capesterre pendant toute la durée de la campagne sucrière par contrat avec la SPEDEG (actul EDF). La fermeture de l'usine date de 1968, pour la sucrerie, et de 1970 pour la siroterie. Pendant deux ans le sirop a été traité à Bonne Mère. L'usine a été vidé de tout ce qui était transportable. Il ne reste que les murs et la charpente métallique des batiments plus ou moins déshabillés de leur couverture de tôle. Les rares locaux encore protégés ont été investis par quelques artisans, et la cour centrale est occupée par le service technique de la mairie.
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ARMOIRIE DE BOISSERET Dernier vestige de la demeure seigneuriale de M de BOISSERET, marquis de Sainte-Marie. Cette pierre de 1600 kilo, taillée en France en "pierre de Paris" présentait deux esclaves enchainés supportant les armoiries de BOISSERET. Aprés la révolution de 1789, pour briser la chaine des esclaves, la pierre fut en partie détruité.
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