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LES GRANDS HOMMES DE CAPESTERRE BELLE EAU

LES MAIRES DE CAPESTERRE...

A l'origine les "quartiers" constituaient l'aire de recrutement de la milice et pouvait compter plusieurs paroisses. Vers 1759 les premiers "commissaires", chargés d'administrer les "quartiers" apparaissent. Vers 1787, la milice se recrute plus spécialement dans la paroisse, ce qui conduit à confondre le commandement de ces deux institutions.
La révolution de 1789 institue les municipalités, dirigés par les commisaires de la convention.
En 1837, la GUADELOUPE est divisée en commune administrées chacune par un conseil municipal élu par "l'assembléee des électeurs communaux(gens libres qui paient le plus d'impots). Maires et adjoints sont nommés par le gouverneur, mais ils sont désormais choisis parmi les consillers municiapux.
La loi électorale du 15 mars 1849 institue le suffrage universel pour les élections des conseils municipaux et fixe en janvier 1950 les premières élections. Maires et adjoints restent nommés par le gouverneur.
Le second empire(1852-1870) apportent des modifications aux texte, et il faut attendre le décret du 3 décembre 1871 pour voir le retour de l'application du suffrage universel à la désignation des conseils municipaux. Les maires sont toujours nommés par le gouverneur, mais ils sont désormais choisis parmi les conseillers municipaux.
C'est la loi du 28 mars 1882 qui fait du maire un élu du conseil municipal...une entorse à cette loi intervient sous le gouvernement de Vichy(1940-1945); PETAIN gouverne en France,SORIN règne en Guadeloupe.

Les MAIRES DE CAPESTERRE:

*1842-1848 ROUBAUD Emile
*1848-1856 DePOYEN Ferdinand
*1856-1875 Baron AMBERT Camille
*1875-1880 MOUTOU Antoine elvide
*1880-1884 FIDELIN Charles
*1884-1885 BLANCHET Saint Eloi
*1885-1895 RUBICHON Antoine Joseph
*Nov 1906-Déc 1906 Délégation présidée par GERMAIN Gustave
*1906-1919 CRANE Emile
*1919-1940 PHILLIS Léon Seymour
*Janv 1941-déc 1941 Délégation présidée par De MASSIAS de BONNE
*Janv 1942-Aout 1942 Délégation présidée par SAINT-VAL PALMERY Léon
*1942-1943 DORMOY Adrien
*1943-1945 PHILLIS Léon Seymour
*Janv 1945-Mai 1945 Délégation présidée par De MASSIAS de BONNE Louis
*16 Mai 1945-31 Mai 1945 Délégation présidée par VANDAL Paul
*1945-1976 LACAVE Paul
*1977-1983 De LACROIX Alexius
*1983-1989 LAURIETTE Gérard
*1989-1995 ANDY Léo
*1995-1996 BEAUGENDRE Joël
*14 Fév-10 mars 1996 Délégation présidée par Mr DOPPIA
*16 mars 1996 BEAUGENDRE Joel jusqu'a nos jours


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LES GRANDS HOMMES DE CAPESTERRE BELLE EAU.

Germain SAINT-RUF

Il est né à Routhiers Capesterre Belle Eau le 26 avril 1927, et s'est ouvert trés tard à la connaissance. Comme sont prestigieux prédecesseur, il a été mis, à l'aube de l'adolescence, sur une voie sans issue...Mais il a trouvé des enseignants pour briser les limites du cours professionnel ou on l'avait relégué, et il a eu la volonté nécessaire pour franchir les portes qui lui étaient ouvertes.
Docteur es-sciences(Université de Paris). Diplomé d'étude du développement économique et social(1960), il travaille à l'institut du Radium à Paris(1956-1959) et à l'institut de chimie des substances naturelles de GYF-SUR YVETTE(1969-1967)
Il est engagé au Centre National de la recherche Scientifique en 1963. Son ascension le conduit au poste de chef d'un groupe de recherche au Centre de Biophysique Moléculaire à Orléans, spécialisé dans l'étude des mécanismes de ma mutagénèse et de la cancérogénèse chimique.
Durant son travail au C.N.R.S, il effectue deux stages à l'étranger, en Belgique, au laboratoire de Biotoxicologie de l'école de pharmacie de Louvain(1974) et en Suède, au Swedish Reasearch Council Karolinska Institute et à l'Université de Stockolm.
Les travaux qu'il a réalisés ou dirigés sont rapportés dans plus de 125 publications scientifiques et ont fait l'objet d'une trentaine de conférences et de communications orales.
Il a en outre patronné plusieurs dizaines de mémoires (D.E.A) et de thèses de doctorat.
Les travaux du Docteur Germain SAINT-RUF concernent principalement la chimie organiqueproprement dite ainsi que la chimie thérapeutique et, à partir de 1976, les problèmes de la cancérogénèse chimique et de la toxicologie alimentaire.
Le Docteur SAINT-RUF était membre de plusieurs sociétés Savantes et de comités de lecture de diverses revues scientifique d'audience internationale.
Sa réputation de savant spécialisé dans la chimie et la toxicologie était si établie, que lorsque le 10 juillet 1976 la grande catastrophe industrielle est intervenue à SEVESO en ITALIE, empoisonnant par la dioxine (l'un des plus dangeureux toxiques connus) une partie du territoire italien, il eut l'honneur d'être nommé expert pour faire partie de la commission internationale d'expert chargés d'aller étudier sur place, les problèmes posés par cette catastrophe.
Le docteur Germain SAINT-RUF décède prématurément à Paris le 1er décembre 1987.
Il occupait au C.N.R.S un poste au sommet de la hiérarchie : il est directeur de recherche.

Quelques publications du Docteur Germain SAINT-RUF.

* Evaluation et controle des risques dûs aux polluants chimiques
* La Dioxine
* The Structure and Biochemical effects of TCDD
* Le combat de Delgrès et d'Ignace : Fleuron de notre patrimoine culturel
* Problématique du développement économique aux antilles
* La résurgence du phénomène raciste-approche épistémologique ou dissection d'un mythe obsessionel
* Le défi du développement économique et social en Guadeloupe - à la recherche d'une statégie fiable
* L'épopée Delgres- la Guadeloupe sous la révolution française(1789-1802)
* Recherche, technologie et développement en Guadeloupe. Rapport de mission février- avril 1983.


Germain Saint-RUF

Philippe Gros.


musique pour la vie.
Il a appris le solfège à l‘âge de dix ans. Un an après, il apprend à jouer à la mandoline. Son premier instrument, un « pipo » (flûte a bec) d’où il tient certainement son surnom. Il a touché à tous les instruments. Philippe Gros a gratifié des cours de musique et formé de nombreux musiciens dans pratiquement toutes les communes du département, mais c’est à Capesterre Belle Eau qu’il s’installa et créa la fanfare communale.
Philipe Gros est né au Lamentin (Guadeloupe) en 1913. Son père, géreur d’habitation à l’usine aimait beaucoup la musique et partageait cette passion avec enfants et amis. La famille était réveillée tous les matins en musique au son de la guitare. Sa mère chantait et avait une très belle voix. Philipe dira même, « la musique est une hérédité du côté de ma mère qui brille en moi ». Il reproduisait les chants de sa maman avec sa flûte à bec, ce qui faisait la fierté de ses parents.
Philipe Gros a été affecté au service technique travaux publiques voirie de Capesterre de Guadeloupe en 1948. Le maire de l’époque était Paul Lacavé, « on était au lycée ensemble, et j’étais bien content de le servir en sympathie ». Quand il a commencé à travailler, Pipo n’avait pas encore de logement, et c’est chez un parent qu’il séjournait à Trois Rivières. Peu de temps après, il trouva une maison à Géta et fit venir sa femme et ses trois enfants à l’époque. (Pipo a 9 enfants. Ils font tous de la musique. Parmi eux, des professionnelles).
Pipo a joué dans une multitude de groupe et orchestre, « Florot », « Calderon » dans les années 50.
La fanfare de Capesterre a été créée en 1957. « Le maire de la commune me connaissait comme musicien et ma sollicité pour mettre en place cette fanfare. Il m’a dit, je compte sur toi. Je lui ai répondu que j’aimerais bien, mais il me faudrait de l’aide. Il m’a proposé Mr Deshauteur qui était de Sainte Rose, et de la, nous avons ouvert cette école à la salle des fêtes, et on a appris à bon nombre de capesterrien la musique, dont l’actuel maire. Trois ans après, nous avons fait un concert sur la place de l’église, et je me souviens, le curé Ledoux, quand il nous a entendu jouer, il a dit, vous savez monsieur, que la musique c’est un rayon de soleil descendu sur la terre. Cette phrase là m’avait beaucoup plu et je l’ai dit que l’origine de la musique, c‘est Dieu. La fanfare de Capesterre était considérée parmi les meilleures du département. On nous demandait partout ».
Le groupe avait en effet « pris de la valeur ». Même la Fédération de France était venue rencontrer la fanfare capesterrienne tellement elle avait une bonne renommé. Il y avait à cette époque juste un embryon de Fédération musicale de la Guadeloupe. C’est après la déclaration en préfecture que la fanfare a rejoint cette fédération.
Philipe Gros a été honoré à de nombreuses reprises pour sa vie musicale dans la commune, et c’est avec plaisir qu’il a accepté que l’école de musique de Capesterre Belle Eau, située boulevard Delgrès porte son nom. Il vit actuellement en France métropolitaine et revient au pays chaque fois que le besoin se fait ressentir.


Le militant syndicaliste Auguste SAINTE-LUCE

LES GRANDS HOMMES DE CAPESTERRE BELLE EAU

Pierre DUMANOIR

Né le 5 juillet 1806 à Capesterre, fils de Mme PINEL-DUMANOIR (propriétaire de l'ancienne habitation DUMANOIR). Il commença, très jeune ses études à Paris, et obtint, très vite, une notoriété en tant qu'auteur dramatique (20 ans). IL écrivit plus de 200 pièces de théatres en travaillant avec la collaboration de De MALLIAN, dans un premier temps, puis seul. Toutes ses pièces furent jouées dans tout Paris. Les plus connues sont"Le Code des femmes", "
Les premières armes de RICHELIEU" et" Les Bourgeois de Paris".
Il meurt à Pau en novembre 1865.


Paul LACAVE

PAUL LACAVE

Né à Capesterre de Guadeloupe un 13 décembre 1913 de Joseph Lacavé et de Luçia Mathieu, tous deux originaire de Saint-Louis de Marie-Galante, Paul Lacavé quitte Capesterre en 1925 après l'école primaire pour ses études secondaires au lycée Carnot de Pointe à pitre, et en 1933, après un bac série mathématiques , il rejoint Bordeaux pour des études de pharmacie.
Son enfance est tranquille et pieuse, il est enfant de choeur de sa paroisse et découvre, lors de visites aux familles de la campagne capesterrienne, l'ampleur de la misère qui les accable. Profondément touché par tant d'indigence, il en prend une conscience si aïgue qu'il décide à son tour de devenir prêtre, d'être disponible pour tous, de leur apporter aide et réconfort. Il émet le désir d'entrer au séminaire dont il se verra refuser l'admission parce qu'il est un "enfant du péché"... un enfant naturel.
Des l'installation de sa pharmacie en 1939, Paul Lacavé se passionne pour toutes ces maladies d'une Guadeloupe miséreuses : le Pian, la Palludisme, la Bilharziose, les Ulcères variqueux... et son officine devient un véritable dispensaire, où il prodigue en permanence et gratuitement des soins aux démunis. Il collabore avec le docteur Siméon, seul médecin de la commune, et en ce "temps Sorin" ou la Guadeloupe, peu approvisionnée en médicament, il réalise lui même des préparations à base de plantes ou de médicaments conventionnels.
Il adhère au parti communiste en 1944 puisqu'il y trouve réponse à ses aspirations humanitaires et politiques, il en deviendra plus tard un de ses dirigeant "fidèle et prestigieux".
Il est élu maire en 1945, et ceci, sans adversaire notable... il en sera ainsi pendant 31 ans, il occupera aussi le fauteuil de conseiller général et sera élu député en 1968.
Ilréalise pour sa commune, un travail gigantesque qui se répercute sur la Guadeloupe entière. Ilparticipe activement aux luttes des travailleurs en grève contre les sucreries coloniales en 1945. L'arrestation d'un des dirigeants des sucreries par les travailleurs, les augmentations de salaire qui en résultent, représentent ce qu'il appelle lui-même : "les journées de Capesterre". En 1950, il s'interpose entre les CRS et les travailleurs de la canne et dit cette phrase désormais célèbre : "tirez sur moi, ne tirez pas sur mon peuple".
Paul Lacavé va poursuivre inlassablement sa tâche. Améliorer les conditions sanitaires, défendre la santé publique, loger les travailleurs dans des conditions décentes, faire disparaitre les ilots insalubres, contruire des batiments, des routes, édifier des écoles ect...

Ceux qui l'on connu se souviennent de cet homme de taille moyenne à la carrure forte arpentant les rues de sa commune, de cette démarche chaloupée, un sourire flottant en permanance sur les lèvres. Paul Lacavé donnait l'image d'un bon paysan, bien installé dans son terroir, solide,chaleureux et vouait le plus grand respect à ses adversaires politiques, avec qui, en dehors des grandes joutes oratoires, il partageait les évènements de la vie familiale (naissances, mariages décès...).
Paul Lacavé est mort le 3 décembre 1976 et sa mémoire flotte encore au-dessus de Capesterre Belle Eau.


Gérard LAURIETTE : maire de 1983 à 1989 http://jobybara.over-blog.com/

Pierre QUIDAL

Bon vivant, fêtard, aimant les excès, bon père de famille, homme jovial, gentil, dévoué, découvreur de champion, bâtisseur, homme orchestre, fou de sport, multi sport, multidisciplinaire, toujours une petite dernière (blague), les dénominations sont encore très nombreuses pour qualifier ce grand capesterrien qui a tant fait pour le sport et la jeunesse dans la commune. Pierre Quidal laisse un souvenir indélébile de ses actions en Guadeloupe, mais particulièrement à Capesterre Belle Eau. Il a créé d’innombrable association dont l’A.S.C.B.E (l’Association Sportive de capesterre Belle Eau)

Pierre Quidal est né à la section de Latreille à Capesterre de Marie Galante le 29 juin 1939, mort à Capesterre Belle eau, le 9 septembre 2005.
Il était professeur des écoles hors cadre, marié à Carmélite (Lilly) le 5 juin 1965, Père de six enfants (trois garçons trois filles) dont un hors mariage.
Pierrot vécu toute son enfance à Capesterre belle eau. Il a été élevé près de l’église par sa grand-mère « man Nancy ». Comme tous les enfants de son age à cette époque, le petit Pierre apprenait les choses de la vie.
Sa scolarité en primaire à l’age de six ans s’est effectuée dans une école religieuse à Basse Terre. Dans le secondaire, de la 6éme à la 3ème, il revient à Capesterre Belle Eau. L’école était située dans l’actuel bâtiment du C.C.A.S (Centre Communal d’Actions Sociales) à coté de la bibliothèque (ancienne gendarmerie).
Pierre Quidal était l’aîné d’une fratrie de huit enfants. Il a commencé à travailler à l’age de 17 ans. Il a passé son certificat d’étude pour devenir professeur. C’est lui qui travaillait et ramenait sa paie pour subvenir aux besoins de la famille. Pierrot avait l’intention de devenir ingénieur. Il a fait une année en France, mais sa mère lui demanda de renter pour s’occuper des autres, ce qu’il fit sans regret.

En 1951, il fait partie de l’association « Chanteclaire » de l’école de garçon de Capesterre la vaillante, aujourd’hui Capesterre Belle eau, a remporté de haute lutte le Cross départemental, organisé par L’U.S.E.P à Raizet, sur la distance de 2000 mètres. Dans le même temps, il est acteur de théâtre ou il brille dans le rôle de « Clovis » dans la pièce « qui a cassé le vase de Soisson ».
C’est à peu près à cette période que Pierre Quidal rencontra sa future femme pour la 1ère fois à l’age de douze ans. C’était à la rivière de Pérou. Il faisait déjà partie d’un groupe de jeune qui savait nager, et il n’eu aucune peine à l’apprendre, elle aussi à nager. Ils se sont retrouvés quelques années plutard et se marièrent par la suite et eurent…
En 1954, membre fondateur du « Patronage de Notre Dame », il a été la pièce maîtresse de l’équipe de Basket-ball qui a gagné le tournoi de la Ligue Régionale de Basket-ball de la Guadeloupe, qui a eu lieu sur le plateau situé à l’emplacement de la cantine scolaire de Sarlassonne.
En 1956, élève du lycée Carnot à Pointe à Pitre, licencié à l’A.S.U, il remporte le 50 m nage libre à la piscine de Darboussier, la seule qui existait à l’époque. Sélectionné pour le triathlon scolaire qui devait se dérouler en Martinique, avec comme performance, 11’’ 5/10 au 100 m, 16 m 50 au poids de 6 Kg, 1,70 m en hauteur sur du sable, il n’a pu faire le voyage à cause d’une élongation contracté lors d’un match de football la veille du départ entre les deux sélections « Martinique Guadeloupe », match gagner 5 buts à 2. Membre de l’association « Le Sélect » et acteur de théâtre, il a joué sur la scène du cinéma Majestic dans les pièces « le clou » et « fanm enmé lajan » ou il a été très applaudi par le maire Paul Lacavé. Licencié au Club Sportif Capesterrien qui a été trois fois Champion des Antilles, en 1957 – 1962 et 1964, il évolu au poste d’allier gauche. Finaliste de la 1ére Coupe de France qui a eu lieu à Raizet en 1957, match perdu contre le Moule. Vainqueur de la Coupe de Noël contre l’Amical Club Darboussier à Raizet. Vainqueur de la Coupe de la Guadeloupe contre la Juventa à Basse Terre, il a été nommé « le dangereux Quidal » par les journalistes Henri Métro et Christian De Blazy à l’époque tant il était rapide et efficace en attaque.
En 1962, il est instituteur à Sainte Marie Capesterre Belle eau. Il crée l’association des parents d’élèves à but lucrative afin d’approvisionner la caisse de la Coopérative Scolaire, en pratiquant du théâtre, de la danse traditionnelle et des sorties pédagogiques distrayantes.
En 1965 il est nommé Maître d’EPS au collège des garçons et des filles de Trois Rivières. Il crée l’Association « La Fusée » avec comme président, le regretté Marcel Ménage, instituteur à l’école primaire du bourg. Pierre Quidal est entraîneur de la section athlétisme, football et notamment celle de volley-ball qui a été championne de la Guadeloupe Pendant cette même période, il est responsable avec Joseph Raymondy de la section d’athlétisme du C.S.C. Il prendra son indépendance du Club Sportif Capesterrien en ouvrant une école d’athlétisme : l’A.S.C.B.E.
En 1971, il est Conseiller Pédagogique E.P.S, I.M.F, maître nageur sauveteur, moniteur de plongée sous-marine, titulaire d’une licence de pêche sous-marine.
En 1977, il fonda donc l’Association Sportive de Capesterre Belle Eau, une association avec laquelle il ne faisait qu’un, tant il en était imprégné. Il a tant donné Pierrot. Tout donné. Son maître mot, c’était « l’athlétisme pour tous ». Ce sport, la pièce maîtresse de l’instruction qui ouvrait l’esprit l’a apporter beaucoup de joie avec tous ces jeunes qui ont fait les beaux jours de l’association et de la commune. Il a découvert et formé de nombreux grand champion. Jean Claude Rétel (champion de France du poids) en est un exemple.
Pierre Quidal a aussi poussé de nombreux coup de gueule. Il était, des fois découragé, dépité de voir cette formidable association pas vraiment reconnue par les instances municipales malgré les bons résultats. Pierrot s’est beaucoup battu à travers des courriers pour la construction ou la rénovation d’un local pour l’association. Jusqu’à aujourd’hui rien n’est finalisé, malgré un legs fait par un ancien maire (Gérard Lauriette) pour un bail de 99 ans. Ce qui le faisait écrire un jour après tant de lettres resté sans réponse « dans la cas contraire, je préfèrerais que ces 43 ans de bénévolat consacrés aux jeunes restent dans l’anonymat »
Inlassable, et dans sa quête du bien être de la jeunesse capesterrienne, il fonde en 1982 le S.T.C le Sarlassonne Tennis Club derrière le stade municipal.
Pierre Quidal savait se lancer des défis et les tenir. Il était très fort mentalement. Un peu philanthrope. Pour lui tout le monde il est beau, tout le monde, il est gentil. Presque tous les jours, il venait à l’Office Municipal des Sports et de la Culture en « survêt » pour des courriers et des projets sportifs. Il écrivait énormément sur le sport. Il avait beaucoup d’humour, et toujours une (dernière) blague à raconter, et il fallait que tout le monde entende sa dernière. « An ni on dènié ». Il aimait aussi faire part à tous, des bienfaits de l’eau de mer. Il disait que l’eau de mer, avait de nombreuses vertus. Il allait à Roseau deux fois par jour pour sa peau et ses yeux. Il ne portait d’ailleurs plus de lunettes. Il ne se fâchait jamais. Sinon, c’était exceptionnel et catastrophique. Quand il avait quelque chose en tête, c’était difficile de le faire changer d’avis.
Pierrot a reçu de nombreux titres honorifiques :
En 1993, la médaille d’or de la jeunesse et des sports.
Mention honorable du ministère de l’éducation nationale.
En 1995, médaille de reconnaissance de la Fédération Française d’Athlétisme.
En 2002 Chevalier de l’ordre des Palmes Académiques du ministère de l’Education Nationale.
En 2003, le 25 janvier, La ville de Capesterre Belle eau honore l’un de ses plus grands sportifs.
En 2004 Médaille de bronze de la Fédération Française des Médailles du Ministère de l’Education de la Jeunesse et des Sports.
Le 5 juin 2005 Pierre Quidal fête ses 40 ans de mariage. Il était très épanoui avec sa famille.
Le 1er août, il prenait sa retraite. Il était angoissé à l’idée de ce jour fatidique. Ne plus travailler, ne plus être actif le minait et perturbait. Il disait déjà qu’il ne verrait jamais sa retraite.
Le 9 septembre, Pierrot était victime d’un arrêt cardiaque pendant son sommeil.
Si Pierre Quidal a put mener une vie aussi trépidante, donner de son temps, de son savoir, de sa personne, c’est aussi grâce à Lilly sa femme. Elle à su gérer cet équilibre familial et permettre à tout le monde de se retrouver lorsqu’il fallait ; le week-end par exemple à faire le tour de la Guadeloupe ou visiter les îles de la caraïbes.
Aujourd’hui, l’A.S.C.B.E est reprise par les sœurs Quidal qui compte impulsées une nouvelle dynamique à l’association avec le concours de tous les membres. Une soixantaine d’enfant est inscrit à l’école d’athlétisme.
Le stade municipal de Capesterre Belle Eau qui avait accueilli dans les années 60 les jeux de la Guadeloupe et qui se retrouve actuellement dans un état tel de délabrement, aurait pu se voir donner depuis bien longtemps, le nom de cet illustre sportif capesterrien. De plus, la commune avec ses 20000 habitants mériterait bien un complexe sportif digne de ce nom, avec un maximum de discipline représentée


Alexius DELACROIX : maire de 1977 à 1983

JOBY
05 NOVEMBRE 2003